En matière de bien-être des enfants autochtones, notre gouvernement est mieux informé ; il doit simplement faire mieux
Cette semaine, l'histoire d'un nouveau-né retiré à sa famille au Manitoba s'est ajoutée à la longue liste de témoignages concernant la surreprésentation des enfants des Premières Nations dans les services de protection de l'enfance. La fréquence et le nombre de ces histoires laissent croire à plusieurs qu'il s'agit d'un problème insoluble. Pourtant, des solutions existent depuis des décennies ; il suffit que les gouvernements les mettent en œuvre. En 1967, le travailleur social George Caldwell a constaté que 80 % des enfants placés dans les pensionnats de la Saskatchewan l'étaient par les services de protection de l'enfance. Il exhortait le ministère des Affaires indiennes à accorder une plus grande importance aux services de soutien aux familles et à veiller à ce que ces services soient adaptés à leur culture. Au cours des décennies suivantes, ses recommandations n'ont jamais été correctement appliquées et une multitude de rapports provinciaux et fédéraux ont suivi, constatant le même problème et préconisant les mêmes solutions. Ces rapports ont subi le même sort que les recommandations de M. Caldwell : une mise en œuvre gouvernementale fragmentaire ou un oubli pur et simple.