Laurent Richard, fellow 2022

Protéger la liberté de la presse et la vie des journalistes en créant un réseau de journalistes dont la mission est de poursuivre et de publier le travail d’autres reporters qui sont menacés, emprisonnés ou ont été assassinés
Laurent richard

Aujourd’hui dans le monde, et plus particulièrement dans les états dictatoriaux ainsi que dans les démocraties défaillantes, les journalistes d’investigation travaillant sur des enquêtes de corruption, de violations des droits de l'homme, de blanchiment d'argent, trafic de drogue etc… incriminant des gouvernements, des entreprises… sont couramment traqués, faits prisonniers, voire assassinés. Au cours des 30 dernières années, plus de 1519 journalistes ont été tués dans le monde, dont 55 pour la seule année 2021. 
En partie lié au modèle économique des groupes de presse, mais également dus aux sujets mêmes de leurs enquêtes qui requiert une discrétion extrême,  le travail des journalistes d’investigations se fait de façon solitaire et non collaborative. Ils sont donc souvent les seuls à détenir les informations compromettantes. Par conséquent, les réduire au silence est le moyen le plus efficace de s'assurer que la vérité ne sera pas révélée. Journaliste d'investigation lui-même, Laurent a compris que lutter contre l'isolement de ces reporters est la clé pour rendre inutile toute tentative d'intimidation.    

Grâce à son organisation Forbidden Stories, il invente une nouvelle façon de préserver la liberté de la presse en coordonnant un consortium international de journalisme collaboratif qui donne la possibilité à tout journaliste solitaire, travaillant sur une affaire sensible et se sentant menacé de partager en toute sécurité du matériel d'enquête, des préoccupations et des instructions etc… Forbidden Stories permet de protéger, mais également poursuivra l’enquête et la publiera. 
Faire savoir publiquement que l'histoire est entre les mains de centaines de pairs si quelque chose se produit, fonctionne comme un bouclier et envoie un signal fort aux auteurs potentiels : "Vous pouvez tuer le messager, vous ne tuerez pas le message". 

Retrouvez son interview lors de la soirée ashoka le 18 janvier 2023

 

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