Face à la menace d'une récession, des associations mettent en garde contre une possible augmentation des violences conjugales
Après une année marquée par de fortes tensions économiques, la perspective d'une récession inquiète les défenseurs des droits des personnes œuvrant à l'élimination des violences sexistes. Ces derniers craignent que les difficultés économiques croissantes rencontrées par les Canadiens n'aggravent la pandémie invisible qui frappe les victimes de violence conjugale. Depuis le début de la pandémie en 2020, les cas de violence conjugale n'ont cessé d'augmenter au Canada. Les rapports de police font état d'une augmentation des violences perpétrées contre différents groupes de femmes et d'enfants, notamment en raison du confinement imposé par la pandémie de COVID-19. Ces tendances inquiétantes risquent de s'accentuer, car les Canadiens, et en particulier les femmes, continuent de lutter contre la hausse du coût de la vie, ce qui compromet leur capacité à se procurer les produits de première nécessité, explique Meseret Haileyesus, fondatrice du Centre canadien pour l'autonomisation des femmes (CCAFE). Lorsque le coût de la vie augmente, le pouvoir d'achat des femmes diminue. Elles ne peuvent donc plus rien se permettre, et surtout si elles subissent de la violence conjugale, elles peuvent se retrouver dans l'incapacité financière d'acheter même des protections hygiéniques », a déclaré Mme Haileyesus à CTVNews.ca lors d'une entrevue téléphonique vendredi.